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Ecoconstruction

La maison est l'interface entre l'Homme et la Nature

 

 

 

Mon "laboratoire d'écoconstruction" au fond du jardin

 

Mon jardin s'arrêtait au feuillage hirsute d'une petite jungle urbaine en train de digérer quelque clapier, poulailler et couvert; d'ailleurs, une fois les murs démontés, la toiture est restée en place, retenue par un lierre septuagénaire.

Une fois planches et feuillages évacués, place à l'imagination! Un lieu de retraite, un couvert à ping-pong, un réduit, voilà pour le programme. Comme contraintes, des voisins me cernant de toute part selon des angles approximatifs, et un sapin dont l'ombre m'ôtait tout espoir de tirer parti de l'énergie solaire.

 

Plan:

Les contraintes de distance aux limites, surface et hauteur respectées, me voici avec un pavillon sur une base carrée, avec angles coupés, pouvant englober une sphère de 2m72 de diamètre, avec une toiture en prisme surmontée d'une verrière. Derrière, un réduit qui abritera également des WC secs (le compost n'est pas très loin), et un couvert d'environ 6m sur 3m50 sous un toit plat, dédié au ping-pong et au kick-boxing!

 

 

 

Matériaux:

J'ai choisi pour la structure le mélèze massif, car il ne nécessite pas de traitement; il m'a été livré découpé et numéroté, prêt à monter.

Malheureusement je n'ai pas pu éviter le béton pour les fondations... (si c'était à refaire j'opterais pour des fondations cyclopéennes).

Le remplissage des murs, fruit d'un long labeur estival, a été réalisé au mortier chanvre et chaux, avec à l'extérieur un bardage protecteur en mélèze, et à l'intérieur un enduit accoustique à la chaux, avec pour résultat que ce modeste pavillon de fond de jardin a été rapidement promu Pavillon de Musique!

La toiture est végétalisée, pour garantir une fraîcheur estivale, et aussi pour le plaisir des sens (yeux, nez,...)

Maintenant que les travaux sont finis, que puis-je dire de mes choix de matériaux? Le mélèze, d'abord: un bois magnifique, qui sent bon, mais qui a laissé couler sa résine généreusement la première année, malgré quelques tentatives de brûler les poches de résines. Et vu le poids de la moindre poutre, je n'ai pas pu mettre la main à la pâte comme je l'aurais voulu, et le coût de la main d'oeuvre est vite devenue important.

Le premier hiver, des problèmes de condensations sont apparus, peut-être dûs à un reste d'humidité dans le béton de chanvre ou le bois, qui était très frais à son arrivée. Ou bien ai-je trop bien calfeutré les joints entre les poutres à la laine de chanvre (qui sent si bon...)? Une bonne aération et un décalfeutrage partiel ont résolu ce problème.

A l'arrivée un lieu accueillant, dans lequel on a l'impression d'être connecté à la nature, dans lequel il fait bon vivre de juin à septembre, voir même plus avec un petit chauffage d'appoint au bio-éthanol.

 

M'ont bien aidé:

et leur nombreux dossiers pratiques

Le dossier sur les matériaux écobiologiques de Stéphane Cardinaux

Le portail romand de l'habitat sain